Une technologie en plein essor

Si les premiers concepts d’intelligence artificielle datent des années 40 avec l’apparition des premiers ordinateurs, l’ère numérique que nous vivons voit cette technologie se développer à une vitesse impressionnante. Ainsi, ce qui était encore de l’ordre de la fiction il y’a quelques années est aujourd’hui devenu réalité en matière d’intelligence artificielle. Pour rappel, le but de cette technologie est de reproduire le plus fidèlement possible les facultés cognitives du cerveau humain grâce à des logiciels et par conséquent de robotiser des tâches pouvant nécessiter une certaine capacité d’analyse habituellement propre à l’homme. Grâce à la puissance des processeurs actuels, l’intelligence artificielle s’attaque désormais à notre logique et notre réflexion. Dernièrement, une machine a même réussi à prendre le dessus sur un cerveau humain en battant un joueur de niveau mondial au jeu de Go, nécessitant pourtant un profond degré de réflexion.

 

Une aubaine pour les entreprises

De part sa manière de se substituer à notre intelligence, l’IA représente un enjeu important pour les entreprises. Jusqu’à présent, ces dernières se consacrent principalement à réussir leur digitalisation afin de s’adapter à l’écosystème numérique. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle va permettre de maximiser l’impact de cette digitalisation et ainsi faciliter et accomplir de nombreuses tâches : par exemple accompagner l’expertise humaine grâce à des assistants virtuels ou encore optimiser la recherche et le développement grâce à des algorithmes complexes, notamment dans le domaine de la santé. La montée en puissance du big data, entrainant une collecte de données massives, alimente les systèmes de machine-learning. Cette méthode va permettre aux programmes de répondre à différentes problématiques et de construire un raisonnement artificiel grâce à l’analyse et la mémorisation d’un maximum de données. Nul doute que l’avancée technologique et la multitude de possibilités liées à l’intelligence artificielle risque fort de signer la prochaine révolution industrielle.

 

Une priorité pour les géants du web

Les mastodontes du numérique ont fait de l’intelligence artificielle une de leurs priorités. En témoigne le programme Google Brain, fondé en 2011 et entièrement consacré à cette technologie. L’exemple le plus médiatisé est sans doute celui de la Google Car, véhicule dont le seul conducteur est un logiciel, capable de respecter les règles de circulation et d’analyser l’environnement afin de réagir en fonction d’un évènement exceptionnel.  Mais le géant du web ne s’arrête pas là, il n’hésite pas à racheter plusieurs start-ups spécialisées dans le domaine de l’IA, la plus célèbre étant DeepMind Technologies. L’un des buts de DeepMind est de créer un réseau de neurones artificiels s’inspirant du fonctionnement du cerveau humain afin de solutionner des problématiques sans aucun apprentissage au préalable. L’entreprise est à l’origine d’AlphaGo qui est le système évoqué en introduction, permettant de rivaliser avec les meilleurs joueurs humains sur le jeu de Go, faisant appel à la logique et la réflexion. Les récentes victoires d’AlphaGo face à l’intelligence humaine sont le symbole de l’importance prise par l’IA au sein de certaines entreprises et de la montée en puissance de cette technologie.

 

Le revers de la médaille ?

Ces dernières années, beaucoup de voix se sont élevées pour dénoncer une potentielle menace liée au développement de l’intelligence artificielle. C’est notamment le cas du scientifique Stephen Hawking qui voit en la réalisation d’une IA complète et ultra développée, un réel danger pour la race humaine. Cependant, ce genre de situation ayant inspiré de nombreux scénarios de blockbusters hollywoodiens est loin d’être à l’ordre du jour. Actuellement les intelligences artificielles sont très souvent spécialisées dans certaines tâches et ont une capacité d’auto-apprentissage limité. De plus, dans le cas où une IA voudrait porter atteinte à l’espèce humaine de sa propre initiative, il faudrait qu’elle soit dotée d’états de conscience et d’instincts humains tels que le désir de puissance, la jalousie ou encore la survie. Ces cas de figures sont aujourd’hui peu probables, mais la rapidité des progrès technologiques dans ce domaine posera obligatoirement des questions d’éthique dans les années à venir.