Le burn-out, nouveau mal du siècle

Ces dernières années, on ne cesse d’entendre parler du « burn-out », ce terme utilisé pour désigner un syndrome d’épuisement professionnel est malheureusement très en vogue dans le monde du travail. Il se traduit par les difficultés de certains salariés ou dirigeants pour qui les conditions de travail causent une réelle souffrance psychologique, entrainant un mal-être chronique. Les causes en sont multiples : surcharge de travail, rythme effréné, manque de reconnaissance, mauvais climat, etc.. Le burn-out est donc un fléau pour les travailleurs, mais également pour les entreprises puisqu’il entraine un absentéisme croissant et une baisse de productivité.

 

Reconsidérer l’être humain

La multiplication des cas de burn-out ont poussé les entreprises à réfléchir à des solutions pour endiguer ce phénomène grandissant. C’est ainsi qu’à vue le jour une nouvelle tendance de management : le « slow business ». Déjà très présent outre-Atlantique, il a pour but d’humaniser le fonctionnement de l’entreprise en assouplissant les conditions de travail : flexibilité des horaires, autonomie, confort et amélioration des relations humaines sont les clés du slow business. Un modèle en totale opposition avec celui mis en place jusqu’à présent principalement basé sur une organisation rigide et une politique de résultats à court terme, au détriment de la performance et de l’efficacité.

 

Optimiser la productivité

Le but du slow business n’est évidemment pas de travailler moins mais plutôt d’optimiser le rapport énergie/temps afin d’améliorer la productivité des salariés. En effet, nombreux sont les facteurs pouvant conduire à des situations de stress pourtant évitables : réunions intempestives, travail dans l’urgence, heures supplémentaires… Le slow business qualifie ces moments de « temps toxique », il vise donc à les réduire au maximum. Une flexibilité dans le temps de travail peut ainsi permettre aux employés de mieux hiérarchiser leurs priorités, de prendre du recul et d’avoir une plus grande marge de manœuvre. Cette autonomie est évidemment bénéfique car valorisante pour le salarié. De plus, l’instauration de phases de décélération (temps de pauses plus longs) vont permettre une concentration optimale pendant la période de travail et par conséquent, une productivité plus importante.

 

Changer les mentalités

Bien que le slow business puisse être une alternative pertinente aux méthodes managériales classiques, il est pourtant encore difficilement adopté par les entreprises, soumises à un système habitué aux échéances à court terme et à des horaires de travail très réglementées. Pourtant, ce nouveau mode de management suscite l’intérêt de nombreux dirigeants de plus en plus confrontés à l’absentéisme et à un manque de motivation de leurs collaborateurs. Les limites du management classiques sont de plus en plus fragrantes et une remise en question semble émerger au sein des entreprises. Il faudra certainement du temps, mais la révolution est en marche et le slow business pourrait bien changer les mentalités dans les prochaines années, et instaurer une nouvelle philosophie managériale plaçant plus que jamais l’être humain au centre de l’entreprise.