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Grandir avec le numérique

Depuis le début des années 2000, l’ère numérique que nous vivons ne cesse de se développer de manière exponentielle, en majeure partie grâce à l’avènement d’Internet. Les jeunes nés entre le milieu des années 80 et celui des années 90 ont donc grandi en même temps que ces technologies et les maitrisent aujourd’hui mieux que personne : l’ensemble de ces individus forment la génération Y. Dès l’enfance, puis pendant l’adolescence, ils ont connu les baladeurs mp3, le peer-to-peer avec la dématérialisation des films et fichiers musicaux. Les services de tchat en ligne, puis les messageries instantanées telles que MSN furent leurs nouveaux outils de communication. Les réseaux sociaux ont ensuite fait leur apparition avec Facebook en 2005, puis un peu plus tard, le mobile est venu concurrencer le desktop avec l’explosion des smartphones offrant une galaxie d’applications quasi-illimitée.

 

Un mode de vie ultra-connecté

La génération Y est donc aujourd’hui connectée en permanence grâce aux smartphones et aux réseaux sociaux, elle vit dans l’instant et est en quête permanente de nouveautés et d’information. Alors que pour les générations précédentes, ces technologies sont le plus souvent des outils, elles sont pour les millénials un mode de vie et même une culture qui les accompagne à chaque instant. Ainsi, les GPS ont remplacé les cartes routières, la messagerie instantanée se substitue aux SMS, Wikipédia a remplacé les dictionnaires et les quotidiens papiers ont du mal à exister parmi le flux d’informations relayé gratuitement chaque seconde par les réseaux sociaux (voir notre article sur le défi digital de la presse écrite). Le format télévisuel classique a également été délaissée au profit des plateformes de streaming et des services de replay.

 

Une nouvelle façon de consommer

S’il y’a bien un critère qui définit les millénials, c’est leur manière de consommer en totale rupture avec les générations précédentes. A la différence de leurs parents qui aiment posséder et conserver des biens, les jeunes issus de la génération Y consomment pour la plupart des biens immatériels comme les voyages, les loisirs et les services par abonnement. Ils privilégient l’expérience vécue à la propriété. De par leur mode de vie connecté et leur difficultés financières liées au contexte économique actuel, ils sont beaucoup plus sensibles à l’utilisation de services collaboratifs que ce soit pour le logement, le transport et les loisirs. Les millénials sont des consommateurs avertis, ils ne tombent pas aveuglément dans les promesses publicitaires classiques et n’hésitent pas à consulter l’avis de la communauté avant d’acheter un produit. Les marques s’adaptent aujourd’hui à ce nouveau mode de consommation et ont renforcé leur présence sur les canaux digitaux : ces dernières ont réalisé qu’elles devaient proposer une expérience personnalisée et miser sur la proximité afin atteindre cette génération au comportement d’achat inédit.

 

Les digital-natives et le monde du travail

Avec près de 40% de la population active (INSEE), la génération Y est aujourd’hui fortement représentée sur le marché du travail. Elle a donc un impact certain sur les méthodes de management et les habitudes de travail au sein des entreprises. Beaucoup plus axés sur la communication de par leur environnement ultra-connecté, ces jeunes travailleurs ont un sens analytique et une capacité à travailler en groupe plus forts que la génération précédente. Ils bénéficient d’une efficience et d’une productivité importante liée à leur capacité à jongler avec de multiples informations et à l’utilisation de nouveaux outils. En revanche, les digital-natives n’ont pas du tout les mêmes habitudes de travail que leurs prédécesseurs : ils alternent les phases de travail intensif avec les moments de relâchement et ont tendance à préférer travailler plus tardivement dans la journée. Les entreprises commencent à s’adapter à ces nouvelles habitudes de travail et mettent en place de nouvelles méthodes de management afin d’optimiser la productivité de cette génération digitale (voir notre article sur le slow business).

 

Les influenceurs, stars du média digital

Les digital-natives savent utiliser les réseaux sociaux mieux que personne et certains d’entre eux ont développé la capacité, via la diffusion de contenus écrits ou vidéos, de fédérer et d’animer une vaste communauté de fans autour de nombreuses thématiques. Le terme « influenceur » désigne ces stars du web qui ne cessent de battre des records d’affluence et de visionnages. De par leur impact sur les nouvelles générations, ils sont en permanence sollicités par les marques, qui voient en eux des leaders d’opinions modernes. Ils sont devenus un levier important dans les stratégies marketing de certaines enseignes car ils sont susceptibles d’influencer un nombre significatif de consommateurs. Il faut cependant savoir qu’un influenceur ne doit pas seulement faire office de porte-voix, s’il veut rester légitime auprès de sa communauté ce dernier se doit de garder une certaine indépendance dans sa communication afin de ne pas devenir un simple « panneau publicitaire ».

 

La génération Z : connectée depuis le berceau

Si nous avons jusqu’à présent principalement évoqué la génération Y, les digital-natives au sens littéral sont plus que jamais représentés par la génération Z. Nés à la fin des années 90, Internet ne les a pas seulement vu grandir : il les a également bercés. Pour eux Facebook n’est plus qu’un réseau social de second rang, ils vivent plus que jamais dans l’instant et privilégient les applications comme Snapchat ou Instagram.  Certains collectionnent les millions de vues et sont stars de YouTube à l’âge de 14 ans, ils ont une conscience aigüe de l’écosystème digital et en être acteur semble pour eux quelque chose de totalement naturel. S’ils possèdent quasiment les mêmes compétences que la génération Y, ils les ont développés beaucoup plus tôt et avec une facilité déconcertante. Ils seront demain emmenés à collaborer sur le marché du travail avec leurs ainés de la génération Y, une cohabitation qui devrait être simplifiée par l’absence de fossé générationnel.